Comment améliorer votre politique d’achats durables grâce à l’Analyse de Cycle de Vie (ACV)

Comment améliorer votre politique d’achats durables grâce à l’Analyse de Cycle de Vie (ACV)


Un guide pratique pour rendre votre stratégie achats plus robuste face aux enjeux environnementaux et réglementaires.


La pression réglementaire sur les données environnementales et l’intégration du scope 3 (émissions indirectes) dans le bilan carbone placent désormais les services achats en première ligne pour la décarbonation des entreprises.

Face à des exigences croissantes, la tentation est grande de multiplier les demandes de justificatifs (bilan carbone, trajectoire SBTI, empreinte carbone des produits, etc.). Mais est-ce toujours pertinent ?

Dans ce guide, nous explorons :



Demandez plus que la décarbonation à votre politique achats durables

Pourquoi aller plus loin que l’empreinte carbone produit ?

L’empreinte carbone est souvent le premier indicateur utilisé pour évaluer la durabilité d’un produit. Pourtant, l’analyse est tronquée : un produit à faible empreinte carbone peut avoir un impact élevé sur l’écosystème ou la pollution de l’eau.
L’ACV offre une vision holistique en évaluant 16 indicateurs environnementaux (réchauffement climatique, épuisement des ressources, acidification, eutrophisation, etc.). Elle répond au besoin d’analyse pour la décarbonation, tout en intégrant les autres impacts essentiels pour votre politique RSE.

Ciblez plus finement vos leviers de réduction d’impact

En bilan carbone, les achats sont souvent une « boîte noire » : au mieux, un facteur d’émission générique, au pire, un facteur monétaire.
Lorsque certaines catégories d’achats sont dimensionnantes, l’ACV a toute sa place : elle permet d’affiner le facteur d’émission du produit, et même de descendre à l’échelle des process. C’est le levier idéal pour identifier vos fournisseurs les plus contributeurs, en rang 1 mais également sur toute la chaîne de valeur.



Les défis de l’intégration de l’ACV dans un appel d’offres

Malgré son intérêt, l’intégration de l’ACV dans les processus d’achat se heurte à plusieurs obstacles :

Des données peu exploitables par les acheteurs

Les appels d’offres finissent par concentrer toutes les attentes de l’entreprise, et les acheteurs se retrouvent souvent submergés de données :

Un défi pour les fournisseurs

De nombreux fournisseurs, bien que volontaires, rencontrent des difficultés pour produire une empreinte carbone produit ou une ACV : manque de moyens ou de données, diversité des référentiels exigés selon les clients…
Exiger la présentation des résultats d’une ACV dès la phase de candidature à un appel d’offres peut introduire un biais et avantager les grands fournisseurs, souvent les seuls à disposer des ressources nécessaires pour produire ces documents à ce stade. Cette situation n’est pas toujours souhaitable, pouvant entrainer un déséquilibre dans la relation client/fournisseur, au détriment d’un véritable partenariat sur les enjeux techniques, financiers et environnementaux.
Par ailleurs, lorsque que le produit n’en est encore qu’aux premiers stades de la conception, il peut tout simplement être impossible de réaliser une ACV suffisamment représentative du produit final !

Penser au-delà de l’appel d’offres

Pour éviter ces écueils, il est plus judicieux de privilégier une démarche long-terme :



Comment intégrer l’ACV dans vos achats ? Méthodologie et bonnes pratiques.

Étape 1 : former et accompagner les équipes achats et au-delà

Avant toute chose, il est primordial de former l’ensemble des acteurs impliqués dans les achats (acheteurs, mais aussi chefs de produits, concepteurs…) aux enjeux des achats durables :

Le soutien d’expert.es en ACV auprès des équipes achats aux différentes étapes du processus d’achat peut s’avérer particulièrement pertinent, notamment au démarrage de la démarche.

Étape 2 : travailler l’expression du besoin et intégrer la notion de « Total footprint of ownership »

Au-delà des besoins traditionnellement identifiés (technique, coût, qualité, délai), il est également nécessaire d’intégrer la notion de performance environnementale :

Ainsi, le traditionnel « total cost of ownership » peut être enrichi pour devenir « total footprint of ownership ».
Une fois ces éléments analysés, ils peuvent être intégrés dans la stratégie achats.

Étape 3 : impliquer ses fournisseurs au long terme

Selon la cartographie des impacts et l’état du panel fournisseurs, plusieurs actions peuvent être envisagées :

Service achats : Un rôle clé

Les achats jouent un rôle central dans l’arbitrage entre prix, performance et impact environnemental. Au-delà de la sélection initiale d’un fournisseur pour un produit donné, leur mission consiste également à accompagner dans la durée les négociations visant à améliorer la performance environnementale du produit acheté tout au long de son cycle de vie. Cette posture de suivi et de dialogue continu permet de transformer la relation fournisseur en un levier d’amélioration progressive, plutôt qu’en une simple transaction ponctuelle.



Conclusion : Vers des achats 100% durables ?

Intégrer l’ACV dans vos achats n’est pas une option, mais une nécessité pour répondre aux exigences réglementaires et aux attentes des parties prenantes. Cependant, cette démarche doit être progressive, collaborative et pragmatique :


NUMTECH vous accompagne

Au sein du Groupe fortil, NUMTECH et Albert&co unissent leurs expertises en performance environnementale et en achats pour vous accompagner tout au long de cette démarche.

Notre objectif : rendre vos achats plus durables, sans alourdir vos processus.


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